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Paris, maison des journalistes, le 11 janvier 2019. Abdulmonam Eassa, 23 ans, vient de la ghouta en Syrie. Il a fui l'année dernière alors que la Ghouta est tombée au mains du régime. Le voici dans sa chambre. Il était photojournaliste en Syrie. Aujourd'hui, Il couvre les manifestations des gilets jaunes à Paris. Portrait de lui à la fenêtre de sa chambre. (Photo : Laurence Geai)

 

Dans le cadre de la "Semaine de la Presse" et du programme de Lettres, les élèves de 1ère ES et 1ère S2 ont eu la chance de participer à un dispositif de grande envergure, nommé "Renvoyé Spécial". Celui-ci avait pour objectif, de réfléchir au pouvoir du langage et à la liberté d'expression.
A cette occasion, les élèves ont pu échanger avec un représentant d'Amnesty International. M. Lahouratate les a informés de l'organisation et des missions de cette ONG, de la situation de la liberté de la presse dans le monde, et des menaces actuelles pesant sur la vie des journalistes.
Puis après avoir travaillé sur diverses thématiques avec certains professeurs (Mme MINARDO, Mme PISSONNIER, Mme REYNAUD, Mme MICHAUX-BOITTIAUX, Mme AFONSO), ces classes ont, en présence de la presse locale, rencontré, le lundi 18 mars, Adbul Monam Eassa, un photojournaliste syrien, exilé et protégé par la Maison des Journalistes, à Paris. Ils ont discuté du conflit syrien, de l'exil, du métier de (photo)journaliste et de la situation de la Presse en France.
Ce fut un moment enrichissant, exceptionnel et marquant pour nous tous ! En voici, pour preuves, les réactions de certains élèves :
"Cette rencontre m'a enrichie et m'a permis de comprendre que c'était un droit fondamental de pouvoir s'exprimer et de dénoncer les injustices dans le monde".
"Ce témoignage m'a fait grandir et nous a dévoilé une partie du monde méconnue, avec des conditions de vie affreuses".
"J'ai trouvé que c'était très enrichissant et intéressant. Cela m'a vraiment apporté des connaissances sur la vie actuelle des syriens, sur la photographie et le journalisme".
"J'aimerais remercier Abdul de nous avoir raconté son histoire. Je lui souhaite une belle carrière dans cette profession et du courage pour la suite !".
Chacun a produit, par la suite, un travail, en lien avec le projet dans lequel il a pu, à son tour, réagir et s'exprimer. L'article, le dessin de presse et le photoreportage furent leurs principaux moyens d'expression.
Pour finir, je tenais tout particulièrement à remercier vivement M. Adul Monam Eassa, M. Lahouratate, le CLEMI, la Maison des Journalistes et mes collègues qui ont permis aux élèves de participer à ce projet inédit et bouleversant humainement...

Mme MINARDO, professeure de Lettres des classes de 1ES et 1S2.

Article du Résistant - Libourne
Article du Sud-Ouest - Sainte Foy la Grande